Le futur de la navigation web (partie 1)

août 13th, 2009 · 10 Comments ·

Voila un sujet que j’ai peu traité depuis la création de ce blogue. Et pourtant quand on regarde ce qui compose le web d’aujourd’hui, la navigateur web en est une pièce indispensable dans son fonctionnement. Les autres grandes composantes du web étant les pages webs, leurs adresses, et le réseau pour y accéder. Je vous propose donc un article de prospective en plusieurs parties sur le futur du navigateur web et plus précisément comment le web des données va en changer la forme.

partie 1: nous ne navigons plus sur la même toile

Dans les premiers jours du web les pages et les données étaient plutôt copines puisqu’elles se confondaient. L’on développait directement des pages HTML, sans base de données. Très vite le divorce: les données sont enfermées dans des bases, et le rôle du HTML se retrouve limité à présenter ces données aux navigateurs webs. La valeur des sites web réside alors dans l’accumulation de données, soigneusement protégées et diffusées de manière très contrôlées, car bien souvent directement monétisées.

Arrivée du web 2.0: 1er effet kisscool. Des millions, puis des centaines de millions, puis un milliard d’utilisateur produisent des données. Le marché est plutôt simple: les sites web permettent l’échange de données entre les internautes et en contre partie les sites continuent de remplir leurs bases de données, augmentant ainsi leur valorisation. Finalement la relation entre données et pages webs reste quasiment inchangée, les utilisateurs créent des données pour un site, pour une base de données, et ces données sont ensuite affichées sur ce même site à travers ses pages webs.

Arrivée du web 3.0: 2ème effet kisscool. Les sites webs se sont rendu compte que leurs données avaient beaucoup plus de valeurs quand elles étaient associées avec celles du voisin. Vous connaissez les mashups? C’est peanuts à côté de ce qui nous attend avec le LinkedData. L’interconnexion de ces bases de données, précieusement gardées depuis la création du web, pourraient bien créer quelques changements. A cela s’ajoute notre milliard d’utilisateurs qui revendiquent la propriété et le contrôle des données qu’ils produisent, et vous obtenez quelque chose comme ça:

La constante: dans cet environnement les pages web permettent toujours de visualiser les données. Petit changement: elles permettront bientôt de visualiser des données provenant d’autres sites ou directement des internautes. La valeur des sites web ne réside plus uniquement dans leur base de données mais aussi dans leur capacité à enrichir leurs données et à les visualiser.

Mes sources pour la suite de l’article:

The future of web browsing

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10 responses so far ↓

  • Tu sembles fort optimiste quant à ce que les utilisateur (dans la majorité) décident de prendre contrôle de leurs données…

  • Merci pour le commentaire.
    Optimiste je sais pas. C’est une option. On reste dans la prospective. On peut arriver à cette situation de plusieurs mannières…
    ex: Firefox démocratise la création de profiles qui sont ensuite proposés aux sites visités. => Même conséquence, les profiles sont en local. L’utilisateur garde le controle.

    Effectivement le contrôle des données par l’utilisateur ne viendra peut être pas d’un « besoin » clairement explicité.

    A mon avis, ca reste une tendance à ne pas négliger.

  • Il y a aussi les prémices d’ébauches avec le projet Unit d’Opera (v10) …
    Le contenu est chez toi …et les autres peuvent y accéder …

  • C’est marrant, j’ai presque le même discours (avec des schémas proches) dans mon billet :
    http://pierre.dureau.me/billet/2009-03-20-deux-trois-web

    Ce qui mérite d’être approfondi, c’est le profil de sites susceptibles de vouloir ouvrir ces données, ou non.

    Les sites vivant (par la publicité ou par les abonnements) de la représentation des données ne voudront jamais les partager, car leurs pages HTML doivent rester le seul moyen d’accès à celles-ci.
    Par exemple, les flux RSS des grands quotidiens sont systématiquement tronqués.

    Par contre, quand ces données incitent à l’utilisation d’un autre service et ne constitue pas le coeur du business model, les sites ont tout interet à pratiquer cette ouverture.
    Par exemple, une chaine télé et ses programmes, une chaine de magasin et ses localisation, la RATP et ses états du traffic.

  • Salut Pierre,

    En effet tu as raison, il faut différencier par profil de sites, voir peut être par stratégies.

    Tu proposes de différencier par business model. Je ne suis pas certain que ce soit le meilleur axe de différenciation, pour la simple et bonne raison que les business model de demain n’ont pas encore été crée (ou en tout cas sont peu connus).

    Un model qui va bien avec la tendance actuelle est le freemium. 5% des utilisateurs payent pour les autres 95%. Ils payent pour des données, ou une vue de ces données, à haute valeur ajoutée. La majoritée des données serait donc diffusée.

    Mais il existe beaucoup d’autres modèles. A lire mon article sur better than free. Pour ce qui est de la publicité, je ne la remet absolument pas en question dans mon dernier schéma. Si tu regardes bien, tu veras des petits dollars jaunes (indice de valeur) sur ce que j’ai appellé les « data view ».

  • @jemery

    A lire aussi Race To Data Portability: Google Chrome vs. Mozilla Weave.

  • Sujet connexe : « future of the desktop » >> http://www.readwriteweb.com/archives/future_of_the_desktop.php

  • Je ne suis pas très fan de cet article de Spivack. Je trouve qu’il y mélange un peu tout…

    Voila mon commentaire au fil de la lecture de l’article:

    Dire que le web remplace l’OS c’est un peu n’importe quoi. Chaque terminal a son propre système d’exploitation, ses propres caractéristiques. Comment le web peut-il fournir les services de mon PC fixe (de gamer), de mon laptop, de mon iphone et de l’ordinateur de bord de ma voiture ? Le web peut fournir beaucoup de services et d’applications, mais cela ne remplacera par les OS…

    Shift de l’organisation spaciale VS temporelle ?! Je sais pas ce qu’il avait fumé avant 🙂

    Le coup du « Interactive shared spaces will replace folders » c’est un peu gros. On peut le traduire simplement pas « Twine va remplacer l’OS ».

    « The Smart Desktop »: bon je zape la partie sur l’IA et les user agents. On verra en 2020, là j’ai pas le temps 🙂

    « Federated, open policies and permissions »: ça c’est intéressant mais je vois pas le rapport avec le desktop. Il y a pleins de choses intéressantes dans cet article mais l’hypothèse de départ du desktop inclus au webOS est vraiment pas super super solide.

    Aie aie la conclusion… Le futur du web c’est .. heuu… un truc décentralisé… super intéligent… avec des données structurées… et des gens qui font des trucs sociaux tout ça…

    Pas très précis comme vision, il se mouille pas trop en redonnant une définition du web 3.0 plutôt classique.

  • Bonjour,

    est il possible d’avoir la totalité de l’article partie2 et plus pour lecture le sujet m’intéresse beaucoup merci.

  • Les articles avait été retravaillé et publié sur RWW France.
    Voici les liens directs: