Warning: invasion d’URL shorteners

mai 21st, 2009 · 8 Comments ·

link Les avis sont partagés, ils ne devraient pas. Le mois dernier Joshua Schachter, fondateur de del.icio.us, écrivait un excellent papier sur les dangers des URLs shortners. Elles fragilise le web, créant un « point of failure » critique dans la résolution de liens. Jusqu’à présent il existait uniquement trois acteurs dans l’écosystème d’un lien: l’éditeur du contenu (la cible du lien), le lieu de transit (là où le lien est placé) et enfin la personne qui clique. Aujourd’hui se rajoute un acteur sur le lieu de transit puisque la cible est maintenant opaque. Il faut donc passer par un acteur tier pour résoudre l’adresse finale du document web. La pérennité du lien n’est plus assurée uniquement par le lieu de transit mais aussi par ce nouvel acteur. Et il peut arriver beaucoup de choses chez un fournisseur de short URL: perte de base de données, problèmes réseaux, problèmes matériels, hack avec risque de phishing, problèmes économiques pour l’entreprise… les URLs shorteners sont dangereux et ne créent aucune valeur pour les utilisateurs. Comme le suggère techcrunch, Twitter aurait pu depuis bien longtemps permettre de créer des liens sur les mots du message au lieu d’afficher l’URL brut. Mais il y a sûrement une bonne raison (économique ou stratégique) pour ne pas le faire… Sur Techcrunch, près de 2000 votants déclarent à seulement 60% que les URLs shorteners sont néfastes. Du côté de mashable, les versions FR comme US présentent les nouveaux shorteners à la mode. C’est la même chez RWW avec l’apologie de bit.ly en anglais et en français. Warning.

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8 responses so far ↓

  • Ton point est intéressant et tout a fait fondé, c’est une faille potentielle, c’est vrai. De là à dire que les url shortener n’apportent pas de valeur ajouté, je veux bien en ce qui concerne tinyurl, mais pour ce qui est de bit.ly, je ne suis pas du tout d’accord (et je n’ose croire que tu n’ai pas lu mon billet qui est justement centré sur cette valeur ajoutée 😉

  • Salut Fabrice, je ne dis pas que bit.ly ne crée pas de valeur ajouté. Etant donné qu’ils ont levé $2M, j’imagine qu’ils créent un peu de valeur.

    Mais tu le dis très bien dans ton article: Concrètement, une histoire de business.

  • Je n’utilise les services d’URL shorteners (TinyURL via un plugin de Firefow) que dans les e-mails plain-text, jamais sur le Web, où ils peuvent avantageusement être remplacés par du HTML.

  • C’est exactement pour cela que je propose une implémentation open-source d’un système d’url courtes, comme expliqué ici : http://lacot.org/blog/2009/05/10/urls-courtes-une-implementation-open-source-avec-symfony.html

  • La valeur des URLs shorteners est tout entière lié au développement des twitts/status comme moyen de communication. Il suffit donc que twitter et facebook internalisent la fonctionnalité pour que le « risque » soit tout entier éliminé. A mon avis, c’est donc seulement une question de temps.

  • @Patrice : en voyant Twitter miser autant sur bit.ly, je doute que le temps les fasse changer de direction.

    Comme indiqué dans l’article, une des solutions serai de permettre de mettre le lien sur un terme du twitt ou alors ne pas comptabiliser les caractères constituant l’URL…

  • Pour la petite histoire, RWW France à planté cette nuit à cause d’un plugin (Tweet this) qui reposait sur th8.us pour raccourcir les url et qui est tombé…

    Au final, je maintiens sur bit.ly, mais il est clair que confier le raccourcissement d’url doit se faire en toute connaissance de cause et pas à n’importe qui…

  • Invasion, eh oui ! J’ai même crée le mien, mais l’innovation est que j’en ai fait une version gratuite open source à installer facilement sur son propre domaine web : http://www.xops.fr
    Ça marche avec une simple base de donnée, et l’avantage est de pouvoir le « brander » avec sa propre marque. Voilà ! Malgré le ton critique de cet article, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, vos avis m’intéressent !