Cette vidéo qui ne parlait pas, en fait, de web sémantique

mai 17th, 2010 · 4 Comments ·

« If I was going to start a news business tomorrow, I would start a news business designed to produce not one new bit of news. But instead to aggregate news for individuals in ways that matter to them. » – Clay Shirky

La problématique
Il y a aujourd’hui tellement de contenu sur le web que les moteurs de recherche traditionnels ne peuvent plus donner un résultat pertinent à nos recherches.

La solution
Structurer les contenus.

Le moyen
Les technologies du web sémantique.

The world makes sense? Or do we make sense of the world?
En d’autres termes : on ne peut pas décrire le monde ou même une infime partie du monde d’une manière qui mettrait d’accord les observateurs concernés.

Je pense en effet que le culte de l’ontologie n’est plus la doctrine première du web sémantique. Une approche pragmatique en deux étapes est aujourd’hui le maitre mot :

  1. Ouvrir ses données dans un format structuré
  2. Standardiser ce format

Conclusion
Vidéo intéressante mais un peu trop orienté « search » à mon gout. La recherche sur le web est loin d’être le seul domaine d’application des technologies du web sémantique et sûrement pas le plus mature et le plus facile à présenter.

Ceci dit cette vidéo a le mérite de mettre en lumière cette problématique profonde de la multiplicité des points de vue. Alors si la prochaine étape du web passe par des données structurées, vision à laquelle je crois profondément, ce sera à chacun d’organiser et de structurer sa vision unique du web.

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4 responses so far ↓

  • Pierre-Antoine // Mai 17, 2010 at 9:46

    Je suis étonné que Pearltrees ne soit pas mentionné dans cet article !

  • Mais si, mais si, tu vois bien que c’est mentionné entre les lignes de la dernière phrase 🙂 pff

  • Merci l’article.

    Il me semble que le film une fois posé la problématique comme tu le résumes bien, présente quelques potentialités du web sémantique et offre place à des critiques négatives plutôt constructives. Pour justement ensuite faire émerger les enjeux du web de données et des ontologies. Il y a même un qui à la fin parle bien de cette étape première autour de la constitution de contenu structuré et qu’après les moteurs sémantiques pourront émerger.

    Ce qui nous gêne, c’est que la perception en France est sans doute différente. La où le web sémantique offre la rassurante image de la magie du progrès, le web de données introduit une vrai révolution culturelle en remettant en cause un système organisationnel très centralisé avec la main mise de l’état sur le mode de production de certains contenus et le contrôle de leur utilisation. Alors oui aujourd’hui en France du point de vue des technologies de l’information on a plus envie d’entendre parler de « web de données ouvertes » que du merveilleux moteur de recherche du « web sémantique » qui répondra correctement à toutes nos questions.

    L’expression web sémantique et ses potentialités a encore trop d’allure de lendemain qui chantent et est sans doute à éviter. Beaucoup préfèrent parler de linked data, de données liées, de web de données. Car comme tu le dis il s’agit de la première étape du web sémantique.

    Le web produit du contenu depuis vingt ans, à une quantité vertigineuse depuis 10 ans. Si dans dix ans les technologies du web sémantique sont largement implantées et ont progressé (comme tu le remarques judicieusement dans le domaine des technologies de recherche il reste encore beaucoup de progrès à faire), il y aura déjà une quantité gigantesque de données non structurées pour ces technologies. Que de nouvelles technologies soient à même demain de retraiter automatiquement ces données à la sauce sémantique relève de la science-fiction. Ce n’est pas mauvais de se pencher sur ces questions mais sans doute pour certains mettre la charrue avant les bœufs.
    Les technologies du web sémantique, les attentes et les usages possibles concernant
    le web de données sont là aujourd’hui.
    En Europe de l’Ouest en 1480 il était plus fécond de rêver d’aller au Cipango par l’Océan que d’aller sur la Lune.

  • Salut Shonagon. 100% d’accord. Ce qui serait aussi pas mal c’est que toute nouvelle API remplace XML par RDF dans son choix de format. Avec JSON et RDF, je pense que cela fait un bon mix.