L’URL c’est la vie

mars 22nd, 2010 · 4 Comments ·

http://

Un titre en toute simplicité qui mérite d’être expliqué : de l’URL dépend la vie du web ! Car même si les www et autres http nous sont devenus banals n’oublions jamais que ces adresses, ces liens entre tous les contenus constituent la nature profonde de la toile (le web).

Sans cette capacité de lier nous n’aurions jamais vu naître le web que nous connaissons aujourd’hui. Et sans cette capacité de lier, nous ne verrons jamais naître un véritable web mobile. Apple a crée une plateforme propriétaire où les applications ne peuvent pas se lier les unes aux autres. Le seul point commun entre toutes ces applications : l’appstore. Dans l’internet mobile d’Apple vous ne pouvez donc pas accéder à des applications (l’équivalent d’un site web) sans passer par Apple. Le web mobile n’existera pas tant que les principes fondateurs du web ne seront pas respectés : à commencer par l’URL, élément obligatoire à la création de toute vie ! (mais non, mais non j’en fais pas trop).

Les applications sur téléphone, les tablets, et les interfaces à la minority report ne pourront jamais se réunir autour d’un standard technologique: Apple a sa propre techno, Android a sa propre techno et Microsoft a sa propre techno. Pour les gens voulant créer leur propre web sur ce nouvel eldorado qu’est le mobile l’argument est vite trouvé : « le web actuelle ne répond pas à notre problématique de distribution d’application pour notre plateforme ».

Heureusement Sir. Tim a tout prévu. Revenu à la mode avec le web sémantique, la « négociation de contenu » est un procédé de base du protocole HTTP permettant justement de rendre les URLs plus souples. C’est très simple, quand vous tapez http://illbeblog.fr/2010/avatar-bouleverse-par-hadopi/ dans votre navigateur, votre navigateur envoie une requête du type : « hey, Mr. illbeblog.fr donne moi ton contenu qui se trouve à cette adresse et si c’est possible, renvoie moi ça en HTML, ca m’arrange ». Et bien vous savez quoi n’importe qui est libre de définir son propre type de donnée. Vous pourriez donc très bien avoir une requête du type : « hey, Mr. illbeblog.fr donne moi ton contenu qui se trouve à cette adresse et si c’est possible, renvoie moi l’application iPhone du site, car ca s’affichera mieux, et sinon renvoie du HTML je me demerderai ». Vous pigez le concept ? Une URL comme identifiant unique et une réponse adaptée en fonction du terminal utilisé.

<geek> Comme je le disais, c’est aujourd’hui une technique courante dans la publication de RDF sur le web. Derrière une même URL on retrouve une page HTML, utilisé par votre navigateur web et un fichier RDF, utilisée pour partager les données avec d’autres services (schéma). </geek>

L’URL est non seulement la base du web mais c’est également la base du web des données où elle y tient un rôle encore plus important. Ne pas utiliser les URLs au cœur de sa plateforme est non seulement une connerie mais aussi un signe de mise à l’écart des valeurs du web..

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4 responses so far ↓

  • Hey ! C’est bien vrai tout ça !
    J’étais complètement sur le cul quand Nitot m’avait appris que les Japonais ont des browsers SANS barre d’adresse !!!
    (remarque, avec Chrome c’est quasiment pareil…)

    Effarant quand on voit que, dans le domaine du hardware, ils sont très en avance.

  • Apres avoir lu cet article, je me suis rendu compte que j’avais des difficultes a faire la difference entre URL et URI. =) (voila une explication que j’ai trouvé ici: http://www.damnhandy.com/2009/08/26/url-vs-uri-vs-urn-in-more-concise-terms/)

    Enfin, c’est bien que les gens ont commencé a partager leurs données aves d’autres applications. Ceux qui insistent a utiliser leurs propres technologies, n’auront pas de la chance a survivre au futur parce que nous sommes en train de « tisser la toile » =)

  • Salut Nadin, pour rester simple je n’ai pas introduit la notion d’URI, qui est vraiment propre au web des données. Mais la tendance étant de pouvoir tout déréferencer (utiliser une URI comme une URL), je préfère ne pas introduire de compléxiter pour rien.

  • Preums