Le web français… ça bouge ?!

mars 3rd, 2010 · 10 Comments ·

Il y a 1 an Ouriel Ohayon quittait techcrunch.fr après 3 années de blogging intensif. Le départ de cette figure emblématique du web français s’est suivi d’une année de black-out où l’écosystème s’est retrouvé coupé de sa source principale d’information. A cela s’ajoute une crise qui n’en finie pas, des lois et des projets de lois inquiétants, et la mauvaise habitude de vivre dans le passé. A peine crée et déjà fermé, FranceWideWeb exposait sur 300px de haut une bannière mettant en avant des entrepreneurs disparu du web français depuis bientôt 10 ans.

Je ne reviendrais pas sur toutes les lacunes de l’écosystème français, mais la ferme célébrité faisant un bide, on aurait peut être préféré une star-academy des entrepreneurs (surtout en cette période de médiatisation des bonus et de diabolisation du patronat). D’ailleurs Julien il est ou mon Golden parachute ? Hein quoi ? Un parachute en bois ? :/ A propos de finance, c’est justement le gros point positif de ce début d’année. D’un côté KIMA Ventures, co-fondé par Jeremie Berrebi et Xavier Niel semble être option intéressante pour des entrepreneurs webs cherchant du capital d’amorçage. Dans le même temps ISAI, en devenant un Fond Commun de Placement, se repositionne plus late-stage et s’assure la capacité de pouvoir soutenir le développement de projets. Le financement de startup étant une activité locale, il est très important d’avoir ces structures financières à Paris, c’est maintenant chose faite !

Autre point particulièrement positif: de nouveaux réseaux d’information spécialisés dans l’écosystème web. Que cela soit Cédric Giorgi (TC), Roxanne Varza (TC + TechBaguette), Richard Menneveux (FrenchWeb) ou Thierry Rousseau et Vincent Chaigneau (TechMeUp), toutes ces voix apportent beaucoup de fraicheur et d’actualité. Ces sources d’information sont toutes aussi vitales que les business angels, incubateurs et lieux de réseautage pour s’assurer un écosystème vivant ! Et il suffit de jeter un oeil outre atlantique pour s’en convaincre…

Vous conviendrez qu’il reste encore de nombreux points noirs avant d’obtenir un écosystème comparable à celui de la Silicon Valley ou d’Israël. Mais en ce début 2010, force est de constater que… ça bouge !

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10 responses so far ↓

  • Whoa, je viens de découvrir ton blog! C’est formidable! En effet, ça bouge à mon avis – même si ça ne se voit pas trop de l’étranger. Mais je me pose souvent la question; est-ce que l’objectif est d’immiter la Silicon Valley? Pas forcément.

    Et il serait intéressant de faire une comparaison aussi avec l’écosystème d’Israël, surtout pour mieux comprendre pourquoi quelques bons entrepreneurs français se sont installés là-bas…

  • Immiter la Silicon Valley et Israel je ne pense pas non plus… adapter, très certainement !

    J’ai eu la chance d’effectuer des voyages d’étude dans ces deux écosystèmes, si le sujet t’intérèsse tu peux retrouver ici les comptes rendu de ces voyages.

  • Guilhem Fouetillou // Mar 3, 2010 at 5:32

    « Le départ de cette figure emblématique du web français s’est suivi d’une année de black-out où l’écosystème s’est retrouvé coupé de sa source principale d’information. »

    Comment peut on écrire de telles choses ? Quelle vue étriquée faut il avoir de l’innovation en France et de l’écosystème entrepreneurial pour s’imaginer qu’il tenait entièrement et exclusivement sur les épaules de Ouriel Ohayon, quel que soit d’ailleurs son importance…

  • Ai-je écris dans mon article que l’écosystème reposait sur les épaules d’Ouriel ? J’ai dit que la partie « médiatisation » de cet écosystème avait disparu avec son départ. C’est d’ailleurs écrit dans la phrase que tu viens de citer. Peace 😉

  • Guilhem Fouetillou // Mar 3, 2010 at 6:11

    Mea culpa ! Pour quoi au fait France Wide Web a-t-il stoppé son activité si rapidement ?

  • Pas eu d’info sur le sujet. C’est plutôt dommage, même si la bannière a crée quelques discussions, il y a eu du boulot sur le design générale du site…

  • C’est sûr que niveau graphisme, nous, on a fait le « minimum » 😉
    Merci de parler de nous, on va essayer « de garder le rythme » et de présenter un maximum de projets.

  • Mine de rien, l’entrepreneuriat évolue en France.
    Aujourd’hui, comme petit patron de http://www.justeatemps.com, je me sens beaucoup plus reconnu qu’à la création de la boite en 1990.
    Au passage, la création du statut d’auto-entrepreneur y a largement contribué.
    Enfin, arrêtons de nous flageller en nous comparant à la silicon Valley 🙂
    Cordialement.
    Patrick

  • En effet tu fais bien de souligner ce nouveau status, j’ai aussi oublié de mentionner les capitaux issues de l’ISF, qui est aussi un gros coup de pouce pour l’amorçage !

  • salut,

    merci pour la citation, pour compléter ton propos l’internet francais est l’un des plus actifs dans le monde et cela depuis 95. il a connu plusieurs vagues et quelques creux, mais avec à son bord des passionnés, qui connaissent bien leur métier, et qui délivrent que ce soit du service web, mobile, iptv, ecommerce, etc.

    En comparaison d’autres pays notamment européens, nous n’avons pas à rougir!

    Reste qu’il est aujourd’hui difficile d’amorcer des projets, la France est clairement à la ramasse sur ce plan.

    Autant sur le capital developpement nous avons des structures qui gèrent les phases d’accélération.

    Autant pour le seed, c’est moins cela.

    Heureusement que les incubateurs des écoles, les entrepreneurs qui interviennent en BA, les fonds d’investissement régionaux ou structures locales qui viennent en appui, mais malheureusement cela ne suffit à permettre à des projets d’atteindre l’étape suivante.

    ravi d’avoir découvert ton blog, je bookmarke!

    Bon surf!